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23/11/2011

LA RÉPARATION DES APPAREILS ÉLECTROMÉNAGERS, UNE PROBLÉMATIQUE ECO-CITOYENNE ACTUELLE

Soutenir la réparation : un engagement global


La  réparation est considérée comme un acte éco-citoyen par 83% des Français [1]. D’ailleurs, cette problématique dépasse la seule Semaine Européenne de Réduction des Déchets, et correspond bien à un effort global. Ainsi, le Plan National de la Prévention de la production de déchets mis en place depuis 2004 par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable stipule que « des pratiques éco responsables à domicile sont à encourager, telles que la réutilisation, la réparation […] ».

Au niveau européen, l’article 11 de la directive du 19/11/2008 relative aux déchets précise qu’il est nécessaire que « les États membres prennent les mesures nécessaires pour promouvoir le réemploi des produits et les activités de préparation en vue du réemploi, notamment en encourageant la mise en place et le soutien de réseaux de réemploi et de réparation, l'utilisation d'instruments économiques, de critères d'attribution de marchés, d'objectifs quantitatifs ou d'autres mesures».

 

L’Electroménager : un secteur producteur de déchets importants


En effet, la production annuelle moyenne de Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques est de 16 à 20 kg par Français [2]. Qui plus est, le pourcentage de DEEE au poids par appareil est plus élevé pour les appareils de Gros Electroménager (un taux de 70% pour les produits blancs) [3]. Le secteur du Gros Electroménager est donc un important producteur de déchets nocifs pour l’environnement, alors que les achats d’EEE de renouvellement ne sont pas toujours justifiés.

SERD, Semaine Européenne, Réduction des Déchets, ADEME, Spareka, Télécommande Express, mobilisation, prévention, action, réparation, appareil, électroménagerQui plus est, on considère qu’en Europe, une tonne de déchets municipaux correspond en amont à la production de cent tonnes de ressources naturelles [4]Réparer, c’est donc mieux utiliser, pour amortir les coûts environnementaux d’un appareil sur une durée de vie plus longue. Réparer,  c’est contrer la surconsommation frénétique qui nous fait générer plus de déchets et épuiser plus de ressources naturelles que nécessaire.

En outre, le traitement des DEEE est controversé. En effet, en 2008, 70% des DEEE français ont fini incinérés, enfouis ou traités dans des filières informelles de démantèlement et de recyclage rudimentaire des métaux précieux dans des pays en voie de développement [2], une fin de vie néfaste pour l’environnement qui aurait pu être évitée soit par une réparation, soit par une orientation vers des organismes de revalorisation et de recyclage de ces déchets au traitement particulier. Ainsi, nous avons intérêt non seulement à tout mettre en place pour permettre une réparation simple et efficace de nos appareils, mais aussi à ne pas négliger les options de fin de vie de nos appareils, et les opportunités d’efficience énergétique de nos futurs appareils de remplacement.



[1] Etude réalisée pour le compte de l’ADEME par ERNST&YOUNG « Panorama de l’offre de réparation en France » (Juillet 2007)

[2] Etude des Amis de la Terre et du CNIID : « L’obsolescence programmée, symbole de la société du gaspillage – Le cas des produits électriques et électroniques » (Septembre 2010)

[3] Strange, Preliminary Document/First European Waste Forum ((Session 4 : WEEE), Bruxelles, 11/1997

[4] ADEME : Economiser les ressources de la planète, juin 2010

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